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| Pierre Asselin Le Soleil |
(Québec) Le Québec sera un des premiers États en Amérique du Nord à offrir une certification pour les produits à contenu recyclé, au début de 2012, à la suite d'un processus de consultation et d'élaboration annoncé mardi par le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand.
Il existe un répertoire de ces produits, tenu par Recyc-Québec, qui en recense environ 200. Toutefois, l'inscription repose exclusivement sur la bonne foi des fabricants, sans aucune forme d'accréditation.
Augmenter la demande pour les produits à contenu recyclé fait partie de la future politique de gestion des matières résiduelles, dont veut se doter le Québec, souligne Jeannot Richard, vice-président Opérations et développement de Recyc-Québec.
«On constate une augmentation du nombre de produits verts, mais il n'existe pas d'encadrement sur l'utilisation de ces labels, explique-t-il. Pourtant, de plus en plus d'acheteurs du secteur public adoptent des politiques d'achat écoresponsables.»
Il signale par ailleurs que même s'il peut exister d'autres programmes de certification, celle du Québec sera la première à être octroyée par un gouvernement en Amérique du Nord.
Contrer l'écoblanchiment
Le marché des achats du réseau public, fédéral comme provincial, est une puissante locomotive pour toute politique visant à stimuler le recyclage des matières résiduelles, concluait une analyse de la firme Secor, réalisée à la demande de Recyc-Québec.
«Cette certification répondra en effet à un besoin, affirmait mardi le ministre Arcand. Les acheteurs pourront compter sur un outil de référence fiable, basé sur des normes rigoureuses qui préviendront l'écoblanchiment.»
En effet, plusieurs entreprises profitent de l'absence de certification pour se donner une image écologique. Le ministre Arcand cite une étude américaine portant sur plus de 2000 produits étiquetés «verts». L'examen a démontré que 98 % de ces produits ne respectaient pas les principes de l'éco-étiquetage.
Le Bureau de la normalisation du Québec sera chargé d'élaborer ce nouveau programme de certification, alors que le ministère du Développement durable sera le détenteur de cette marque de certification et verra à sa diffusion.
Cet outil servira non seulement aux ministères et organismes publics mais aussi au secteur privé, par exemple pour les entrepreneurs qui veulent construire des bâtiments durables à haute performance (LEED).
Accueil positif
Le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement (RNCREQ) a publié un communiqué pour apporter son appui au projet de certification.
«Sa mise en place facilitera le choix des consommateurs et l'adoption de politiques d'achat responsable», peut-on lire.
Le Regroupement espère que cette démarche permettra d'augmenter le taux de récupération des matières résiduelles et leur utilisation dans les produits fabriqués ici, mais l'organisme rappelle qu'un produit à contenu recyclé n'est pas toujours le meilleur choix de consommation, en raison de facteurs comme la provenance, la toxicité, les conditions de travail, le potentiel de réutilisation, etc.
Augmenter la demande pour les produits à contenu recyclé fait partie de la future politique de gestion des matières résiduelles, dont veut se doter le Québec, souligne Jeannot Richard, vice-président Opérations et développement de Recyc-Québec.
«On constate une augmentation du nombre de produits verts, mais il n'existe pas d'encadrement sur l'utilisation de ces labels, explique-t-il. Pourtant, de plus en plus d'acheteurs du secteur public adoptent des politiques d'achat écoresponsables.»
Il signale par ailleurs que même s'il peut exister d'autres programmes de certification, celle du Québec sera la première à être octroyée par un gouvernement en Amérique du Nord.
Contrer l'écoblanchiment
Le marché des achats du réseau public, fédéral comme provincial, est une puissante locomotive pour toute politique visant à stimuler le recyclage des matières résiduelles, concluait une analyse de la firme Secor, réalisée à la demande de Recyc-Québec.
«Cette certification répondra en effet à un besoin, affirmait mardi le ministre Arcand. Les acheteurs pourront compter sur un outil de référence fiable, basé sur des normes rigoureuses qui préviendront l'écoblanchiment.»
En effet, plusieurs entreprises profitent de l'absence de certification pour se donner une image écologique. Le ministre Arcand cite une étude américaine portant sur plus de 2000 produits étiquetés «verts». L'examen a démontré que 98 % de ces produits ne respectaient pas les principes de l'éco-étiquetage.
Le Bureau de la normalisation du Québec sera chargé d'élaborer ce nouveau programme de certification, alors que le ministère du Développement durable sera le détenteur de cette marque de certification et verra à sa diffusion.
Cet outil servira non seulement aux ministères et organismes publics mais aussi au secteur privé, par exemple pour les entrepreneurs qui veulent construire des bâtiments durables à haute performance (LEED).
Accueil positif
Le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement (RNCREQ) a publié un communiqué pour apporter son appui au projet de certification.
«Sa mise en place facilitera le choix des consommateurs et l'adoption de politiques d'achat responsable», peut-on lire.
Le Regroupement espère que cette démarche permettra d'augmenter le taux de récupération des matières résiduelles et leur utilisation dans les produits fabriqués ici, mais l'organisme rappelle qu'un produit à contenu recyclé n'est pas toujours le meilleur choix de consommation, en raison de facteurs comme la provenance, la toxicité, les conditions de travail, le potentiel de réutilisation, etc.
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