Mario Boulianne – Le Droit
Incinérateur, collecte des déchets, compostage, recyclage. L'année 2011 a débuté sous ces signes à Gatineau et aussi à Ottawa.
D'un côté comme de l'autre, des projets d'incinérateurs sont sur la table et les résidents s'inquiètent. Réaction normale si l'on considère le simple fait qu'un immense « poêle à bois » pourrait être installé dans le centre-ville.Évidemment, je simplifie un peu mais tout de même, je ne suis pas si loin de la réalité. Enfin, si le projet d'incinérateur gatinois est mené comme celui du centre multifonctionnel, demain ne sera pas la veille où l'on verra les cheminées cracher leur fumée !
Par contre, je dois dire que les diverses collectes de déchets, recyclables ou compostables, fonctionnent très bien à Gatineau. Depuis le premier janvier, les Gatinois ont dû s'adapter à de nouvelles journées de collecte, mais une fois cet hiatus bien assimilé, tout fonctionne rondement.
Pour ma part, j'ai commencé à composter en octobre dernier. Je trouve l'exercice simple et très efficace. Avec le recyclage, j'ai considérablement diminué la quantité de déchets qui aboutissent dans les sites d'enfouissement.
Pour ma famille, je pouvais facilement mettre deux grands sacs verts sur le bord de la rue aux deux semaines.
Depuis octobre, et avec une discipline de fer inculquée à tous les membres de la famille, je remplis à peine un sac pour la même période de temps. Le changement est spectaculaire, voir inimaginable il y a deux ans à peine.
Mon bac bleu se remplit à la vitesse de l'éclair alors que celui du compostage, vidé à toutes les semaines, s'emplit de déchets organiques. La poubelle est devenue la grande négligée de la famille. Quasi vide, elle n'avale que très peu de déchets maintenant.
Vendredi dernier par exemple, jour de collecte des déchets et de compostage dans mon quartier, il n'y avait que la moitié d'un sac vert dans la poubelle alors que le bac de compostage était presque plein. À une semaine de la collecte de déchets recyclables, mon bac bleu déborde déjà.
Je ne peux pas évaluer l'impact de notre discipline familiale, mais je peux facilement imaginer l'avenir si toutes les familles gatinoises participent pleinement à cet effort collectif qui, au fil des ans, deviendra un mode de vie.
Nos sites d'enfouissement, déjà remplis à ras bord, pourront voir leur espérance de vie augmenter. Par contre, une question me chicote. Est-ce que les entreprises de recyclage et celles qui recueillent le compost peuvent accueillir adéquatement cette quantité de « matière première » ? Est-ce que tous les déchets recyclables et compostables que nous récupérons se retrouvent dans des usines de récupérations ou si une partie de ces déchets retourne à des sites d'enfouissement ?
Je n'aimerais vraiment pas lire dans LeDroit, demain matin, qu'une entreprise de récupération détourne une partie de sa cargaison dans des sites d'enfouissement faute de pouvoir traiter adéquatement les produits recyclables qu'elle récupère. Oh ! Que ça ferait mal !
Salut Michel !
Les témoignages ont plu à la suite du décès de Michel Gratton. Évidemment, l'homme a fait beaucoup pour la communauté franco-ontarienne et il était une véritable icône pour les journalistes de la région.
Mais plus encore que la disparition d'un grand homme, c'est la peine de sa famille et de mon ami et collègue Denis Gratton qui m'attriste. En fait, je connaissais beaucoup plus Denis que Michel. Alors, je joins ma voix à celles de centaines de personnes pour offrir à Denis et sa famille toutes mes condoléances.
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