Le gaz de schiste, c’est quoi ?
C’est avant tout du gaz naturel. Toutefois, il est qualifié de non-conventionnel puisqu’au contraire du gaz naturel qui se trouve dans de vastes réservoirs, celui-ci est coincé dans les interstices de la roche de schiste, à des centaines de mètres de profondeur, et éparpillé dans des millions de petites bulles. Il est donc très difficile à atteindre.
Au Québec
Il y a beaucoup de gaz de schiste, principalement sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent entre Montréal et Québec.
Le gaz classique est plus facile et moins coûteux à produire. Cependant, la production de gaz provenant de ces accumulations diminue. Afin de pallier à ce déficit de production, l’industrie pétrolière et gazière se tourne donc maintenant vers des combustibles fossiles dont la production était auparavant jugée trop coûteuse et difficile. Les nouvelles techniques, telle la fracturation hydraulique en plusieurs étapes, jumelée au forage horizontal, facilitent la production de gaz de schiste et ce, à moindres coûts. Il y a beaucoup de gaz de schiste, principalement sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent entre Montréal et Québec.
Depuis 2007, le gouvernement du Québec a émis de nombreux permis d'exploration de gaz de schiste couvrant la quasi-totalité des zones habitées de la vallée du Saint-Laurent.
Quels sont les inconvénients d’utiliser le gaz de schiste?
Puisque l’exploitation de la filière énergétique du gaz de schiste est en voie de développement accélérée au Québec, il est essentiel de s’informer sur les expériences étrangères dans ce domaine.
De nombreuses inquiétudes
L’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) rappelle que l’extraction du gaz de schiste suscite déjà de nombreuses inquiétudes aux États-Unis et dans d’autres parties du monde où elles ont déjà été entreprises, entre autres :
• risques d’émissions fugitives de méthane et de fuites de sulfure d’hydrogène (H2S), un gaz explosif et toxique, potentiellement très dangereux pour la santé humaine et animale;
• usage de grandes quantités d’eau pour procéder à l’extraction : diminution de la quantité d’eau disponible à la population pour d’autres usages;
• injections de solvants chimiques dans le sol pour fractionner le schiste et en extraire les bulles de gaz ; risques de contamination des sols et de la nappe phréatique;
• bruit continu des équipements.
Changements climatiques
Selon une analyse préliminaire du dossier de l’exploration et de l’exploitation des gaz de schiste au Québec réalisée par l’organisme Équiterre, le développement de cette filière risque fort de compromettre l’atteinte des objectifs du gouvernement dans le dossier des changements climatiques.
Selon Le Devoir, une «évaluation préliminaire» des émissions de GES de la filière du gaz de schiste conclut qu’elle est aussi polluante et aussi néfaste pour le climat que le charbon, le pire de tous les combustibles fossiles connus jusqu'ici. Le 5 octobre dernier, lors d’une rencontre du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) sur le gaz de schiste, les représentantes du Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec ont affirmé qu’il est impossible de promettre une réduction des gaz à effets de serre. «Il n’y a pas d’étude au ministère sur la situation au Québec», a expliqué l’une des deux expertes, Marie-Ève Boucher.
http://www.jourdelaterre.org/
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